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maladies sexuellement transmissibles (MST)

maladies sexuellement transmissibles (MST), maladies infectieuses et contagieuses, autrefois également appelées maladies vénériennes, contractées lors des contacts sexuels, mais dont quelques-unes se transmettent également par des voies non sexuelles.

Les maladies sexuellement transmissibles se déclarent généralement dans les parties « basses » de l'appareil génital féminin (vulve, vagin, col de l'utérus) ou masculin (urètre), mais elles peuvent gagner l'utérus, les trompes de Fallope, les ovaires ou les testicules et la prostate. Certaines peuvent toutefois provoquer des atteintes de tout l'organisme. Il s’agit notamment de la syphilis, de l’hépatite B et du sida. La plupart des MST (hors blennorragie, sida et hépatite B) se manifestent au début par une simple irritation, des démangeaisons et des douleurs faibles. La discrétion de ces symptômes n'exclut nullement la gravité des ces maladies : l'infection à gonocoques et la salpingite à chlamydia (Chlamydia trachomatis) représentent ainsi les principales causes de stérilité chez la femme, et les condylomes, causés par des papillomavirus, peuvent évoluer en cancer du col de l'utérus.

La syphilis comme la blennorragie — elles sont d’ailleurs souvent associées — sont très fréquentes, et même prépondérantes par rapport aux autres MST, entre le xve siècle et la première moitié du xxe siècle. À partir de la fin de la seconde Guerre mondiale, l’usage de la pénicilline (un antibiotique), les fait considérablement reculer. Cependant, les années soixante-dix marquent une recrudescence de ces deux maladies, ainsi qu’une augmentation des cas d’herpès génital et d’infections à chlamydia et à papillomavirus.

Du point de vue épidémiologique, l'augmentation du nombre de cas de MST dans les années soixante-dix correspond à la libération sexuelle  et à l’apparition de la pilule , qui n’offre aucune protection contre la transmission des germes pathogènes, contrairement au préservatif.

L’émergence, au cours des années quatre-vingt, de la pandémie de sida encourage l’utilisation du préservatif, unique mode de prévention contre cette maladie ; ce qui laisse espérer une diminution, par contre-coup, de l’incidence des autres MST.

Les MST continuent néanmoins, à l’heure actuelle, de poser des problèmes cruciaux de santé publique à l’échelle mondiale, et ce même si l’on ne prend pas en compte la pandémie de sida. En effet, hors sida, l’OMS estime que plus de 333 millions de personnes sont touchées par des MST.

Les MST peuvent être causées par des micro-organismes pathogènes très divers : bactéries, champignons, protozoaires, ou virus.

Les principales MST d’origine bactérienne sont la blennoragie (due à la bactérie Neisseria gonorrheae), la syphilis (Treponema pallidum), le chancre mou (Haemophilus ducrey), et maladie de Nicolas-Favre (Chlamydia trachomatis).

Les infections à champignons sont principalement représentées par les candidoses (champignons du genre Candida). Parmi les MST dues à des protozoaires, signalons la trichomonase (Trichomonas).

Enfin, les principales MST virales sont le sida (virus HIV), l'hépatite B, l'herpès et les infections à papillomavirus.

La transmission des MST survient, dans la majorité des cas, lors de contacts sexuels avec une personne infectée (la plupart des agents pathogènes impliqués meurent rapidement en dehors du corps humain). Dans le cas du sida et de l’hépatite B, la contagion peut également avoir lieu via le sang, notamment à cause de l’utilisation de seringues non stérilisées. Le personnel hospitalier peut également être exposé (blessures accidentelles avec du matériel non désinfecté). Dans les pays industrialisés, les transfusions sanguines sont désormais sans risques (depuis l’affaire du sang contaminé au début des années quatre-vingt dix, les produits sanguins utilisés sont analysés au préalable et chauffés suffisamment longtemps pour tuer les éventuels agents pathogènes).

Le HIV, la syphilis et des infections à Chlamydia ou à gonocoques peuvent également être transmis de la mère à son bébé, soit pendant la grossesse, soit pendant l'accouchement, et avoir des conséquences très graves pour l'enfant.

À l’exception des MST virales, le traitement repose essentiellement sur des antibiotiques et des antifongiques. En revanche, il n’existe quasiment aucun traitement contre les maladies dues à des virus. Seul l'aciclovir (un antiviral) est d'une certaine efficacité contre les crises d'herpès, sans toutefois faire disparaître complètement le virus ni exclure les rechutes.

Pour qu'un traitement soit efficace, il est indispensable qu'il soit administré en même temps à tous les partenaires sexuels (afin d'éviter les recontaminations), et que ceux-ci utilisent des préservatifs.

Hormis le sida, très médiatisé depuis le milieu des années quatre-vingt, les MST restent mal connues du public. La prévention passe par des campagnes d’information insistant sur l’importance de la prévention (utilisation de préservatifs), la nécessité de consulter dès l’apparition des premiers symptômes (la précocité du diagnostic permet de combattre plus efficacement la maladie), et celle d’effectuer des dépistages (et des traitements le cas échéant) chez tous les partenaires sexuels de la personne touchée, ainsi que chez les partenaires de ces derniers.

 

 

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