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                          Marcel  Pagnol

Pagnol, Marcel (1895-1974), écrivain et cinéaste français, qui a connu une consécration populaire avec sa trilogie marseillaise Marius, Fanny, César et sa série des Souvenirs d’enfance. Remarquable peintre de caractères, il a abondamment exploité la veine de l’exotisme provençal.

Né à Aubagne, Marcel Pagnol est le fils d’un instituteur et d’une couturière. Il passe son enfance à Marseille et toutes ses vacances dans les collines qui dominent le hameau de La Treille, dans la région d’Aubagne, où la famille a gardé des attaches. Écrivain précoce, il fonde au sortir du lycée une revue littéraire, Fantasio, qui devient quelques années plus tard les Cahiers du Sud.

Professeur d’anglais à Tarascon puis répétiteur de lycée à Aix-en-Provence, Marseille et Paris, il se consacre à l’écriture de pièces de théâtre : les Marchands de gloire, qui est représentée au théâtre de la Madeleine en 1925, suivie de Jazz, jouée au théâtre des Arts en 1927. Il obtient ensuite un congé auprès de l’Éducation nationale pour « cause de littérature ». Sa troisième pièce, Topaze (1928), a pour cadre le milieu enseignant et met en scène un petit professeur d’institution privée, d’une inflexible honnêteté, qui entreprend une ascension sociale irrésistible. Représentée au théâtre des Variétés sur la recommandation d’André Antoine, elle obtient un succès considérable.

Marcel Pagnol connaît à nouveau le succès avec sa célèbre trilogie marseillaise. Marius, représentée en 1929, avec Raimu dans le rôle de César, est adaptée au cinéma par Alexander Korda en 1931, sur un scénario et des dialogues de Pagnol ; Fanny (1932) est adaptée par Marc Allégret en 1933 ; enfin, César, écrite d’abord pour le cinéma, est réalisée, en 1936, par Pagnol lui-même, et jouée sur scène l’année suivante. Si l’intrigue se construit autour de l’aventure amoureuse entre Fanny et Marius et des bouleversements qu’elle engendre, c’est pourtant la ville de Marseille, idéalisée, qui est le principal sujet : le Vieux-Port, les cafés y sont évoqués avec une force visionnaire. À tel point que les personnages (très caractérisés, pittoresques et hauts en couleur), incarnés à l’écran par Raimu, Pierre Fresnay et Orane Demazis, semblent être les porte-parole de la cité.

En adaptant lui-même ses pièces au cinéma, Pagnol voit s’ouvrir de nouvelles perspectives, notamment dans le traitement du temps et de l’espace : « l’art dramatique a trouvé aujourd’hui un moyen d’expression qui englobe tous les autres et qui donne au dramaturge la plus entière liberté. » Dès lors, il écrit la plupart de ses pièces comme des scénarios de films développés (la Fille du puisatier, 1940) et adapte au théâtre certains de ses films (la Femme du boulanger, 1938). De son film Manon des Sources (1952), l’un de ses grands succès, il tire ainsi deux romans, Jean de Florette et Manon des Sources, qui constituent les deux parties de l’Eau des collines (1964).

Une part importante de l’œuvre cinématographique de Pagnol découle de l’adaptation de textes d’autres auteurs. Admirateur et ami de Jean Giono, il réalise Angèle (1934), d’après Un de Baumugnes et Regain (1937), et la Femme du boulanger (1938), adaptation de Jean le Bleu. Il s’attache à montrer sous leur plus belle lumière les paysages de Provence et surtout, dès l’avènement du parlant, à faire entendre l’accent méridional. Par la suite, il tourne Naïs d’après Émile Zola, écrit les dialogues du Rosier de Madame Husson, d’après Guy de Maupassant, et donne, avec Trois Lettres de mon moulin, une adaptation de trois nouvelles extraites du chef-d’œuvre d’Alphonse Daudet (Lettres de mon moulin), en 1954.

Après deux retours au théâtre avec Judas (1955) et Fabien (1956), Pagnol se consacre essentiellement à ses Souvenirs d’enfance ; il publie successivement la Gloire de mon père (1957) et le Château de ma mère (1958), qui reçoivent un accueil triomphal, puis donne une suite au récit avec le Temps des secrets (1960) et le Temps des amours (posthume, 1977).

Dans ce récit conforme à la tradition de l’autobiographie attendrie du début du siècle, il ressuscite les lieux et le monde heureux d’une enfance privilégiée. Les personnages, drôles et attachants, sont les membres de la famille Pagnol, transfigurés par la mémoire : Marcel grandit avec son frère, le « Petit Paul », et sa sœur Germaine, dans une école de Marseille dirigée par le père, instituteur laïque, utopiste et républicain. La famille passe ses vacances en compagnie de l’oncle Jules, catholique fervent, et la tante Rose, tendre et naïve, dans la garrigue des environs d’Aubagne. Un doublé de bartavelles (perdrix), lors d’une partie de chasse mémorable, assure au père du héros une « gloire » sans égale. Dans le Château de ma mère, Marcel fait la découverte de l’amitié au travers de la rencontre d’un petit paysan. Le Temps des secrets et le Temps des amours racontent les premiers émois amoureux de l’adolescent et sa vie au lycée.

Marcel Pagnol a connu la gloire de son vivant. Devenu très vite son propre producteur de films (et plus tard son propre éditeur), il a pu réaliser une œuvre cinématographique personnelle, en toute liberté. Il a été reconnu par des réalisateurs de l’importance de Vittoria De Sica et Roberto Rossellini comme le père du néoréalisme italien, puis redécouvert par la Nouvelle Vague au même titre que Jean Renoir ou Alfred Hitchcock (dans un numéro fameux des Cahiers du cinéma de décembre 1965). En 1946, il est élu à l’Académie française.

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