Make your own free website on Tripod.com
My Personal Site
J.fontaine
Home
J. anouilh
Antigone
H.balzac
Baudelaire
Driss chraibi
J.fontaine
M.pagnol
Stendhal
P.verlaine
Voltaire
le rouge et le noir
Biologie humaine
Clonage
Désoxyribonucléique
Fécondation in vitro
Génétique, génie
Hérédité
Immunitaire, system
Mitose
MST
Physiologie
Tectonique
Volcanisme
SIDA

fontaine

                          Jean de  La Fontaine

La Fontaine, Jean de (1621-1695), poète français, le plus grand fabuliste de l’époque classique (Fables, 1668-1694).

Né à Château-Thierry (Champagne) où son père exerce la charge de maître des Eaux et Forêts, Jean de La Fontaine passe toute son enfance dans cette province, milieu rural et champêtre dont son œuvre, dit-on, porte la marque. Après avoir été un temps avocat, il s’installe à Paris, fréquente les salons littéraires et décide de se consacrer à la littérature. Féru d’Antiquité — il se rangera aux côtés des Anciens lors de la querelle des Anciens et des Modernes —, il publie une comédie, l’Eunuque (1654), imitée de Térence, puis un poème héroïque, l’Adonis (1658), inspiré d’Ovide ; ce dernier poème lui vaut l’admiration de Mesdames de Scudéry et de Sévigné ainsi que la protection du surintendant des Finances Nicolas Fouquet, conquis par l’Épître à l’abbesse de Mouzon (1658). Il multiplie les vers de circonstance et sacrifie à la mode des ballades, rondeaux et autres plaisirs de Cour.

En 1661, alors que La Fontaine compose le Songe de Vaux, description poétique des splendeurs du château de Vaux-le-Vicomte, Fouquet, tout en disgrâce, est arrêté et enfermé par le roi. La Fontaine se trouve donc privé de son protecteur et poursuivi pour sa fidélité au surintendant : il regrette en effet la disgrâce royale dans l’Élégie aux nymphes de Vaux (1662) et l’Ode au roi pour M. Fouquet (1662). Il juge alors prudent de s’éloigner de la capitale, part un temps dans le Limousin et profite du voyage pour en écrire une relation en prose et en vers qu’il publiera en 1663, Relation d’un voyage de Paris en Limousin.

De retour à Paris, sa carrière reprend, avec la publication de deux recueils de Contes et Nouvelles en vers (1664-1665) inspirés de Boccace et de l’Arioste, et celle, à partir de 1668, des six premiers livres des Fables choisies et mises en vers par M. de La Fontaine, dédiées au Dauphin et applaudies par Louis XIV. Pour vivre, il se place sous la protection de la duchesse d’Orléans de 1664 à 1672, augmentant sa production de nouveaux Contes et Nouvelles (1666-1671), s’attelant aussi à la rédaction d’un récit mythologique prosodié, les Amours de Psyché et de Cupidon (1669). À la mort de sa protectrice, il s’installe chez son amie Mme de La Sablière, où il restera de 1673 à 1693. Le souci du prestige l’amène à diversifier son œuvre par l’ajout de poèmes religieux (la Captivité de saint Malc, 1673) et de Daphné (1674), un livret d’opéra pour Lully qu’il attaquera en 1675 dans un poème satirique, le Florentin. En 1678, il publie aussi le Second Livre des Fables (VII-XI), qu’il adjoint au premier dans une édition illustrée en quatre tomes. Élu à l’Académie française en 1683, succédant à Colbert, il mène une vie mondaine brillante, fréquentant les écrivains les plus renommés de son temps. Cependant, durant les deux dernières années de sa vie, il renonce à la vie mondaine, renie publiquement devant l’Académie ses Contes, volontiers licencieux, et se consacre à la méditation et à la traduction d’œuvres religieuses comme le Dies irae ou les Psaumes. C’est dans cet état d’esprit, et malgré la publication retentissante du dernier livre des Fables (XII) en 1694, qu’il meurt en 1695.

 

Enter supporting content here